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On part vers Vauvenargues, le sentier s’éveille,
La lumière glisse entre les branches fines.
Le ruisseau de la Cause déroule ses merveilles,
Et la garrigue respire au creux des collines.
Les genêts odorants éclatent en jaune vif,
L’aphyllanthe de Montpellier bleuit les pierres.
La lavande décline sous le vent fugitif,
Et le romarin sentait naguère.
Vers la jolie gorge, on marche sans se presser,
La cascade de l’Infernet nous appelle.
On enlève les chaussures pour un bain de pieds,
Et l’envie de se baigner devient presque irréelle.
Le sentier se resserre, la roche devient blanche,
L’eau verdoyante roule en éclats de lumière.
On entend le murmure qui descend sous les branches,
Comme un secret ancien gardé par la rivière.
Les têtards s’agitent dans les flaques tranquilles,
Petits éclairs de vie sous les reflets mouvants.
On avance doucement, la gorge devient île,
Un refuge de fraîcheur dans l’air ambiant.
La ruine du Délubre veille sur la vallée,
Vieille pierre posée comme un souvenir.
Elle regarde l’eau claire glisser sans parler,
Comme si le temps lui-même venait s’y blottir.
On suit le fil de l’eau, on écoute sa danse,
Chaque pas nous rapproche du rideau d’argent.
La mousse et les prèles brillent en transparence,
Et le temps porte un parfum de printemps.
On pose les sacs un instant sur la pierre,
Le soleil joue des ombres sur nos épaules.
L’eau chante plus fort, comme une voix familière,
Et la cascade approche, fière et sans contrôle.
On traverse un gué clair, les pieds dans la fraîcheur,
Un cui-cui remonte jusqu’au fond en écho.
La gorge s’élargit, dévoile sa splendeur,
Et l’Infernet épanoui dans un halo d’eau.
On resterait là, sans parler, sans penser,
Juste à regarder l’eau glisser comme un voile.
Le monde disparaît, le temps vient s’effacer,
Et nos pas se perdent dans le soleil qui nous régale.
On s’assoit près du bassin, l’eau danse en éclats,
Les têtards dessinent des chemins invisibles.
On hésite un instant, on se regarde, et voilà :
L’envie de plonger devient presque irrésistible.
On rit comme des gosses, les pieds dans la rivière,
Le soleil chauffe encore les pierres du bord.
La gorge nous enveloppe, douce et familière,
Et l’Infernet murmure un refrain d’accord.
Vers la jolie gorge, on marche sans se presser,
La cascade de l’Infernet nous appelle.
On enlève les chaussures pour un bain de pied,
Et l’envie de se baigner devient presque irréelle.
Dans la fraîcheur de l’eau, nos pensées s’envolent,
L’Infernet et la Cause emportent nos pas qui s’affolent.
Nos rires éclatent dans la vallée
Car certains n’attendent que le gouter !
Quelques photos du jour par JP S
Description de la rando
Rando animée par Christian : 06 84 82 61 17
Garer la voiture sur le parking des Venturiers sur la route en direction de Vauvenargues. Attention le panneau est peu visible et on peut facilement dépasser le parking sans s’en être rendu compte.
https://maps.app.goo.gl/DkwmB5GJGhoPUscU6
Du parking remontée le long de la Cause jusqu’à Vauvenargues.
Nous poursuivrons notre chemin vers l’Est jusqu’à la côte 585.
On fera la pause méridienne à cet endroit.
S’en suivra une descente à travers la forêt jusqu’aux ruines du hameau Le Délubre.
Puis se sera le site de la cascade de l’Infernet :
– La partie amont est un aller-retour court et raide. C’est rocheux et il faut mettre un peu les mains mais c’est facultatif.
– La partie aval aussi est raide mais sur le cul ça passe bien et on peut se tenir à un grand arbre tombé.
Le sentier continue le long de la rive droite pour rejoindre le chemin pris le matin.
Noter qu’il peut y avoir un risque de se mouiller les pieds s’il y a beaucoup d’eau.
Distance 15 km – Dénivelé 350 m – Temps 6h00 – IBP 52 – E3 T2 R2
RDV parc de la tour 8h15 pour le covoiturage – départ 8h30 – trajet 50 min
Je vous attendrai sur place pour un départ rando à 9h30
Covoiturage : 54 € par voiture depuis La Ciotat.

