
Sortie proposée par Fabrice 06 77 28 91 05
Nous sommes neuf ce matin à défier Taranis (Dieux de la pluie du tonnerre et de la foudre chez les gaulois) pour s’attaquer à des montagnes russes en forme de grand-huit.

Notre première ascension concerne le Mont Rodinaccus sur lequel se trouvent les vestiges de l’ancien château et sa chapelle. Nous profitons d’une vue relativement dégagée qui embrasse le massif de la Gineste, la ville de Marseille et la chaine de l’étoile. Mais pas trop le temps de jouer les touristes, il reste encore un peu de chemin. Nous rejoignons ensuite les ruines d’une ancienne chapelle par un agréable sentier de crête à l’abri des pins. Nous continuons de prendre de l’altitude toujours en sous bois pour atteindre l’abri du Col du Puits Rouge. (cet abri est destiné aux chasseurs Allaudiens, très prégnants dans ces collines décrites par Pagnol.

Nous descendons alors le long de la Baume des pestiférés dont le nom provient de la Grande Peste de 1720 (Les habitants de Marseille ont fui l’épidémie en s’isolant dans des Baumes ou Grottes), nous laissons sur notre droite la source du Pitchoun Ome ( le petit homme et non le petit Tom…)

Il est temps d’attaquer le triptyque de la journée en commençant par le pic du Taoumé via le Jas de Batisto et le Pas du Loup. Avant de l’atteindre nous faisons une petite pause avant d’affronter le Groshibou en sa grotte. Nous ne profiterons pas de la superbe vue sur la Ste Victoire, le Cap Canaille, la Chaine de l’Etoile et la ville de Marseille, à peine atteint le sommet (667 m) le vent se renforce nous entourant de brume et une fine pluie commence à tomber.


Mais il en faut plus pour atteindre le moral des troupes, direction le vallon des Escaouprés ( les escaouprés étaient des outils, tels des ciseaux à bois, le lien avec le massif du Garlaban n’est pas connu)

Pour la descente du vallon le groupe se scinde, quelques aventuriers prennent l’option canyoning, parcourant de grandes dalles calcaires, enjambant des marmites remplies d’eau claire. Nous nous retrouvons à la source du Chien, qui a perdu de sa superbe après un mois d’avril relativement sec.

Mais il est temps de casser la croûte, notre meneur jette son dévolu sur un mégalithe dont il occupe le sommet pour marquer sa position (non mais).

La digestion va être quelque peu contrariée par l’ascension de la Grande Tête Rouge par sa face sud. Le pas se raccourci, la respiration devient plus haletante au fur et à mesure que le sentier s’élève, le seul bruit et celui du vent qui agite la végétation alentour, fini les moments ou nous nous extasions devant du chèvrefeuille en fleur, des fleurs de cyste des aphyllantes de Montpellier et autres immortelles. Il suffit de nous voir au sommet pour comprendre pourquoi ce sommet s’appelle la tête rouge…
Nous prenons la direction de notre troisième sommet Le Pounche ( françisation du mot provençal pouncho: la pointe) des Ecaouprés.

Pour la fin de notre petite ballade, nous prenons un sentier qui passe devant les anciennes mines de bauxite (qui sont maintenant murées ) témoins d’un passé industriel prospère du 20e siècle quand Peychiney y produisait de l’alumine, principal composant de l’aluminium.
NB: Si la localisation de l’usine de production d’alumine de la Barasse est liée à l’extraction de la roche calcaire, elle repose aussi sur la proximité des gisements -d’Allauch, puis du Var- et de charbon du bassin houiller de Gardanne. Le vallon de la Barasse abritait l’ensemble de la chaine de production, de l’exploitation intensive de carrières à l’épandage de déchets.
Un grand bravo à l’ensemble des participants de cette sortie, qui certes n’était pas la plus huppée, mais certainement la plus « côté » de la saison.
Fabrice

Toutes les mesures sont ici Indice d’effort 86
Description de la rando
Cette randonnée propose un départ d’Allauch, chemin de Garlaban (à côté du boulodrome « La Boule de Craie »).
Nous démarrerons par la Chapelle Notre Dame du Château, puis nous poursuivrons en longeant la Baume des Pestiférés, nous contournerons ensuite la Tête Ronde par le nord-ouest en direction du Pas du Loup et la grotte du Grosibou. Nous atteindrons ensuite le Pic du Taoumé point culminant de la rando (667m). La suite nous conduira jusqu’au col des Escaouprès puis à la source du Chien.
Pour nous maintenir en forme nous nous attaquerons au sommet de la Grande Tête Rouge (alt. 512m). Pour le retour nous irons voir les anciennes carrières de bauxite non sans être passés par la Pounche des Escaouprès. Nous retournerons au parking par le chemin du Jas de Moulé.
Cotations: distance 15,2 km; dénivelée 960 m; IBP 96 E4 T3 R3
Cette randonnée ne présente pas de difficultés particulières hormis son dénivelé et la distance à parcourir.
Rendez-vous au parking du parc de la Tour à partir de 8h15 pour un départ à 8h30, sinon à 9h15 au boulodrome
Covoiturage: 30€ par véhicule
Fabrice

