
Siou Blanc peut-être mais ciel gris certainement

Nous sommes 13 ce matin au refuge de Siou Blanc, haut lieux de la résistance varoise.
Drôle de vision avant d’arriver, un cow-boy conduit son troupeau de génisses le long de la route, c’est assez surprenant dans ces paysages plutôt dévolus aux ovins.

Dans ce désert humain, 3 fermes pour près de 9000 hectares, troués de cavités comme un gruyère suisse, nous pouvons constater, en observant l’impluvium d’Orves, comment les anciens occupants (bergers) savaient utiliser la configuration du terrain pour recueillir et stocker l’eau de pluie. Mais notre randonnée et encore longue, il faut reprendre le chemin, sur lequel nous croisons quelques chasseurs à l’affût.

Il nous faut maintenant redoubler de prudence quand nous traversons le Lapiaz ( glacier de pierre) qui doit nous conduire à la pyramide de Cassini et au Grand Cap. Un brouillard de moins en moins diaphane mais de plus en plus humide nous entoure. Tels des spectres nous traversons ces terrains désolés. Le tintement d’une clochette retient notre attention, non ce n’est pas la chèvre de Mr Seguin, mais une chienne de chasse un peu déboussolée malgré son GPS.

Arrivés au sommet nous ne pouvons pas profiter du paysage qui d’ordinaire s’offre à nous en ces lieux, le Marin Blanc qui souffle de façon soutenue nous pousse à poursuivre notre route.

Nous voici maintenant dans une descente soutenue, que l’humidité la mousse et les lichens rendent plus technique que prévue ( T3 qu’il nous avez dit, tu parles c’est du T4) Nous n’hésitons pas à user nos fonds de culotte pour assurer une sécurité maximale, dans ce passage quelque peu orchidoclaste* (en langage xyloglotte).
Nous déjeunons à la Grotte des Lumes, appelée aussi abri de l’Avelanier, petite grotte aménagée il y a très longtemps par les bergers. Par contre la recherche de la Baume Dei Lumes reste vaine, il faudra revenir une autre fois pour profiter de cette merveille naturelle.

Après le repas nous accélérons l’allure, il reste encore une dizaine de km à parcourir. Du côté du pas de Belgentier le temps se lève enfin, et tout en profitant du point de vue, nous faisons la photo de groupe.
Puis l’Arche de la Garoute se dévoile à nos yeux, mais les poissons rouges du bassin de collecte des eaux pluviales ne sont plus de ce monde depuis longtemps. Un dernier effort et c’est la descente vers notre point de départ.
Autour d’une table de pique-nique, nous partageons une collation bien mérité.
Un grand bravo à tous les participants qui ont parcouru d’un pas alerte celle belle randonnée.

* pour info: orchidée a une origine surprenante, il vient du latin orchis lui même dérivé du grec orkhis qui signifie testicule. Cette étymologie insolite ferait référence à la forme des racines de certaines orchidées terrestres.
Une rando passant par la grotte des Lumes
Description de la rando proposée
par Fabrice 06 77 28 91 05
Au départ de la ferme de Siou Blanc, nous suivrons le GR 51- GR 99 vers le sud pendant environ 4 km. Nous ferons alors un bref aller-retour jusqu’à l’impluvium d’Orves. Nous quitterons le GR pour nous diriger vers les restes de la pyramide de Cassini et le Cap Grand. Pour y accéder nous traverserons une zone de Lapiaz.
Nous poursuivrons par une descente soutenue par un sentier rocailleux dans la forêt domaniale de Morières-Montrieux. Après quelques dizaines de mètres sur la route nous prendrons une piste puis un sentier qui nous conduira jusqu’à l’Arche de la Garoute.
Le retour se fera via la Croix de la Garoute.
Distance: 18km; dénivelée 470m; IBP 70 E3 T3 R3
Rendez-vous au parking du parc de la Tour à partir de 8h15 pour un départ à 8h30
Sinon directement au point de départ à 9h
Covoiturage 20€ par véhicule
Fabrice

