Pour une rando née d’un souffle, posée là au dernier moment,
sous ces cotations impressionnantes,12 venus je n’en attendais pas tant.
Mais attention, pas n’importe qui, non, la fine fleur du clan,
Les âmes fortes, les vrais vaillants.
Mais dès les premiers pas, on sait : aujourd’hui sera magnifique.
L’Huveaune coule en abondance, ses vasques d’émeraude magique.
La source bouillonne, vivante, et nous offre son chant profond.
On s’élance rive droite, pour suivre l’eau jusqu’à son nom.
La pente est rude, mais la troupe avance, solide et bien rodée,
Et déjà l’entrée artificielle de la grotte vient nous saluer.
Refrain
Ô marcheurs d’Aubagne et La Ciotat, enfants du vent,
Sur les pierres, les failles, les torrents,
Que la terre nous porte et nous étonne,
Que la fatigue jamais n’abandonne.
Et dans nos pas résonne encore
Cette vieille chanson des chemins d’or.
Ils sont tous là ceux pour qui la devise chante, au détour des chemins contournés :
« Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? »
C’est ainsi que Christian nous l’a vendue, cette aventure-là,
Quoique « vendue », c’est vite dit, on l’a compris bien plus tôt que ça.
Quand on l’a vu tracer des tours, des contours, des détours enchantés,
Là où la ligne droite aurait pu, peut-être, nous arranger.
Mais ses détours sont des promesses, des fenêtres sur l’invisible,
Des recoins secrets, des vues sublimes, des instants presque impossibles.
Les premières violettes sourient, le romarin s’ouvre au soleil,
Deux ou trois papillons légers dansent autour de notre éveil.
Le pied de falaise nous guide vers les petites escalades,
Quelques conseils bien placés, et l’expérience fait sa parade.
Déjà les monticules de pierres du tumulus des Béguines
Apparaissent, silencieux, sous le soleil qui respectueux s’incline.
Les cloches sonnent 12h30 quand à l’Oratoire de Miette,
Les sacs à dos s’étalent, les rires montent, on partage des galettes.
Un pique-nique d’une précision presque atomique dans le temps,
Une demi-heure, et nous voilà repartis, vaillants, souriants.
« On n’est pas là pour la sieste ! » marcher nous fera digérer,
Et la troupe reprend la route, prête à tout redécouvrir, à rêver.
Rochers sculptés couverts de lierre, arbres tombés de mousse revêtus,
Failles étroites où l’on se glisse, arche rocheuse où la lumière s’insinue.
Un coin féerique, un royaume où l’on croirait voir soudain surgir
Un farfadet, un gnome, un lutin, prêt à nous faire un sourire.
Le chemin serpente sur les lapiaz, tortueux mais sécurisant,
On s’immisce entre les diaclases, dans un silence frémissant.
La progression est lente, profonde, mais la magie nous accompagne,
Et bientôt Notre-Dame des Adieux veille sur toute la montagne.
On monte, on descend, on glisse, on tire sur les bras, sur les pierres,
On s’accroche aux branches, aux rochers, dans une danse un peu guerrière.
Enfin le mégalithe apparaît, en équilibre, fier et ancien,
On le teste, il tient bon, solide, comme un gardien du chemin.
Les yeux sont pleins, les jambes lourdes, mais l’âme chante au devenir
Car le sommet n’est pas atteint, et le plus dur reste à venir
Un sentier gravillonneux, raide, glissant, trente pour cent de pente,
Une légende dit que les marcassins y font de la luge en descente.
Les cuisses brûlent, les rotules tremblent, le souffle devient plus court,
Et quand enfin le cœur se pose, la fatigue se fait plus douce à la vue des gours
Déjà le gâteau au kumquat d’Annie danse dans les esprits,
Et le jus de citron chaud de Christian réchauffe les envies.
Waouh, quelle journée ! Éreintés, mais heureux, fiers, un peu fous,
Pour une fois la cotation disait vrai : c’était bien du 5, jusqu’au bout.
Final
Ô marcheurs d’Aubagne et La Ciotat, enfants du vent,
Sur les pierres, les failles, les torrents,
Que la terre nous porte et nous étonne,
Que la fatigue jamais n’abandonne.
Et dans nos pas résonne encore
Cette vieille chanson des chemins d’or.
Et dans nos cœurs, au fil du temps,
Brûle la flamme des Douze vaillants.
(Photo de groupe à 16s)
Rando proposée par Christian : 06 84 82 61 17. Merci de me confirmer votre participation.
ATTENTION LIEU DE DEPART MODIFIE
Garer la voiture sur le parking du Bike Parc de Rondoline à Nans les Pins :
https://maps.app.goo.gl/3rJTNAgYcE6KALoT9
Je vous propose une belle variation autour du vallon de Castelette.
On commencera par la magnifique montée à la source inférieure de l’Huveaune. On prendra le temps de longer les berges pour profiter des aménagements et des points des vues sur les gours et on pique niquera dans le coin.
Ensuite on remontera jusqu’à la source supérieure par un sentier raide en pleine forêt (500m de distance sur 150 m de D+, encore environ 30% de pente) offrant de jolis points de vue sur le cours d’eau et les petites cascades.
Au niveau du gouffre d’accès spéleo on longera la falaise jusqu’à une brèche équipée de deux barreaux métalliques qui nous permettra de récupérer un sentier qui remontera jusqu’au plateau de la Cayre.
Après le repas on empruntera un cheminement alternance de passages rocheux et de zones verdoyantes et moussues. Vigilance et prudence de rigueur dans cet enchevêtrement de profondes failles. Ce cheminement tortueux nous amènera d’abord à Notre Dame des Adieux, puis jusqu’au sommet, au réservoir d’eau. La descente jusqu’à la source inférieure de l’Huveaune se fera par un sentier caillouteux très pentu et glissant demandant de l’attention (900 m de distance sur 290 m de D-, environ 30% de pente !).
Cette rando emprunte principalement des sentiers non balisés qui ne sont même pas sur la carte et il faut très souvent utiliser les mains, ceci justifiant la cotation E4 T5 R5.
IBP 65 – distance 12 km – Dénivelé 600 m – Temps 6h30.
RDV parc de la tour 8h15 pour le covoiturage qu’il vous faudra organiser entre présents.
Trajet 45 min.
Je vous attendrai sur place pour un départ rando à 9h30.
Covoiturage 33 € par voiture.

